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# Posted on Friday, 02 January 2009 at 3:43 PM

Tramway...

Tramway...
Session bad-trip avec ma section Hard Flip. Je suis loin d'être en panique, mais prête pour la clinique. Dans mes yeux des larmes de sang, dans mon corps une mer de calmants, sur mes poignets des bandes de pansements... Voilà ma vie sans toi. La plupart des gens comprennent pas, certains pensent que je n'aspire qu'à ça. T'es parti sans moi, après m'avoir eu attendu des mois... et me voilà avec des feuilles d'émoi. Mes cahiers s'inscrivent de noir, sur mes feuillets j'ai plus d'espoir.
Pourtant ceux qui restent valent le coup, pourtant de tout je me fous.
Je suis ton étoile sans gloire, à mon cou une corde, et non une fourrure de renard. Le mascara coule, et merde, j'ai plus de Barbara Gould. Des feuillets de spleen, sans slam'enter pourtant, exit les slim, je fais que larmoyer, dans la marée de mes lignes, mon briquets s'est noyé... et ma flamme pour toi se retrouve submerger, s'éteint car par mes sanglots consummée.
De mes carnets de voyages, je remplis les pages pour tenter d' retoucher ton visage... Mais putain tu restes un mirages!



[...]




Un petit texte de rien du tout, juste pour te dire que tu me manques. De simples phrases de rien du tout pour t'écrire, là, de ma planque. Je sors ma voix dans un certain effroi, juste pour te dire que je vais bien. Je sens bien que tu le vois, je m'en fous, ça ne fais rien.
Au dessus de moi, le ciel est beau, d'un ciel azur plein de blessure et de futur... Une Promesse se glisse sur le nuage de ma page, c'est dur à dire, c'est bien dommage, je m'y faisais à ce naufrage. Mais un matin, les larmes s'arrêtent, on tend la main, on sort la tête, et on retrouve cette joie de vivre. Pourtant de toi mon être est ivre, pourtant de toi, je ne suis pas libre.
Quelques mots un peu ridicules pour t'avouer que tu restes là. Quelques mois pour prendre du recul, et être au bout... au bout de quoi?
Et de ce jour où l'on chanta, il me reste plus que la joie. Oh, c'était pas du lalala... mais ça nous avait "chauffé le coeur et dans mon âme tu brûles encore".
Je suis heureuse d'être restée quand t'es parti, quand on t'a enterré et que je n' t' ai pas suivi!
Penser à toi me fait sourire, alors je n' préfère pas mourir, car quand on est mort, on n' peut plus s' souvenir.



Rétablissement, 3 mai 2008

# Posted on Tuesday, 08 July 2008 at 1:14 PM

Edited on Monday, 29 September 2008 at 11:46 AM

Sur la première page de mon Folio D'Aurélien de ARAGON

C'est comme un soupir qui m'inspire,
un souffle encré qui expire.
Ecrire comme une respiration,
inscrire comme une expiation.

Se décrire sans prétention,
ce à quoi j'aspire comme une réanimation.

"il faut que tu respires",
c'est sûr,
"on va pas mourir de rire"
Impression de pire en pire...
Impression esthétique
d'un spleen calligraphique

De respiration en numérisation
...PF...FffffF...FFffffff....
voilà ma création.

J'amorce mon souffle, c'est ainsi.
Ma prose se pose, je m'enfuis.


Petit texte écrit rapidement et lu un soir.... espoir

# Posted on Wednesday, 28 May 2008 at 9:28 AM

hall de gare

Noyée dans le flot de la masse où je me fonds, où nos corps s'incorporent et se défont, je n'existe plus. Marcher, bousculer, et avancer. Cherchant à arriver au quai de nos départs, dossier RMJSNW, voie J pour TER n'° 71 837.
Nous n'existons plus.
Masse fluide qui se colporte, fluide se massant vers les portes. Marée humaine inondant la gare en cette heure de pointe. Nous ne sommes rien. La foule aforme se mouvant uniformément se presse dans un oscillement. Sacerdoce de perte de temps.
Et soudain, transcendante renaissance.
Une voix s'élève et permet de se détacher. Autorisation d'exister, définition nominalisée. Sans cristallisation, je m' hétérogénise et redevient Melle Lise... avec tout son sème de bêtise. Oubli de carte de crédit qui permet d'accréditer l'être que je suis.


Hall de gare, 8 avril 2008

# Posted on Monday, 28 April 2008 at 8:37 AM

Edited on Monday, 29 September 2008 at 11:50 AM

Au poète Lorand GASPAR

Au poète Lorand GASPAR
Le Désert..grand...exquis..voluptueux. Attirant de splendeur à qui est avide de beauté. Crainte...la peur de l'infinie. Ensevelie sous le sable

qui nous entends crier

Le Désert... absence de repère. La perdition misérable d'une âme. Damnée sous le soleil, impétueux soleil. Caresse de ses rayons les sillons que laisse le vent.
Vers de dépression sous une dune de sable incompréhensif. Tu te pleures.
Innondation en plein Saël. Stérile.

Futilité sur des milliards de mètres carrés. Stérile, et ce mot se répercute contre les grains. Ma volonté s'étiole devant l'immensité où les étoiles se dévoilent. Désert stérile dans les bas-fonds où grouille la bassesse. Micro-organisme se mouvant dans le rien.

Rien autour n'est désertique
Tout en moi est stérile.

Inspiration gasparienne, 4 décembre 2007
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# Posted on Tuesday, 04 March 2008 at 12:55 PM

Edited on Tuesday, 04 March 2008 at 1:38 PM